Petit compte rendu de l’aventure de Vivien Laporte sur la SaintéLyon

CR de Vivien Laporte suite à son TOP 10 à la Sainté Lyon. Bravo à notre guerrier.

Découverte de la mythique SAINTELYON Page Officielle 78k 2220D+ ce week-end avec pour notre plus grand plaisir de la neige, du vent, des routes verglacées et un froid polaire 😉
Au final 10ème/4070 en 6h47.
A la demande générale petit CR d’une course vraiment pas comme les autres.
Un départ de nuit sous la neige entourée de très nombreux élites, français et étrangers (Cori, Gault, Cardin, Lieux, Balabaud, Hoffmann, Cheraz, Daru, Renda, Dupraz, Peretti, Polin, Pacome-Lopez, Gazulla, Célarier, et j’en oublie …). Je me demande ce que je fous là sur la 1ère ligne , c’est presque irréel mais je suis sacrément content de prendre le départ de cette course tant convoitée 🙂
Des débuts cauchemardesques, 39ème au 1er ravito de Saint Christo en Jarez km 18, avec des cuisses tétanisées qui ne veulent pas courir, la cheville gauche qui se tort méchamment. A ce moment je me dis que j’aurais du écouter mon entourage qui me conseillait de renoncer cette année vu mon manque de préparation et que je ne verrais jamais Lyon ni mon Intercités au petit matin pour rentrer chez moi.
C’est vrai que je ne suis pas confiant, après 3 semaines et demi sans pouvoir courir ou faire du vélo, une tentative de reprise qui aura duré 30k fin octobre, une nouvelle semaine d’arrêt, une reprise plus que poussive à J-18, une semaine de charge à 100km, un 10km nature en 34’08, je fais le bilan et me dis que je suis vraiment bien c** de m’être lancé dans cette galère et que je vais prendre cher …
Je me souviens alors combien la route pour venir jusqu’ici a été compliquée (chutes de neige sur l’autoroute avant Saint-Etienne qui sera fermée dans la 1/2 heure après mon passage, la chance), que j’ai galéré pour récupérer mon dossard sur Saint-Etienne (un grand merci à toi Samuel Bachelot 😉 ) tout le matos qu’il a fallu investir moi qui court habituellement avec pas grand chose (sauf un short, et cela aura son importante par la suite 😉 ) et que l’occasion d’être finisher de la SaintéLyon ne se reproduira peut-être pas.
Je me remotive en me disant « tu dois finir et prendre un peu de plaisir ». Je me dis aussi qu’en adaptant mon allure je devrais pouvoir y arriver. Sauf que je n’y arrive pas. Je ne sais pas si c’est le froid, la nuit ou autre, mais je met 25k à comprendre ce qui ne va pas : je cours avec un collant long (imposé par l’organisation vues les conditions météo) or d’habitude je cours toujours en short. Perdu pour perdu je tente alors un truc encore plus débile : j’enlève mon collant long pour courir .. en boxer (pas le choix, pas de short).
J’ai très froid ! Surtout lors des parties exposées aux rafales de neige dans les Monts du Lyonnais. Mais j’ai l’impression que les quadriceps se détendent petit à petit. En plus, personne ou presque ne remarque le subterfuge 🙂
Dans la longue descente après le signal de Saint André la Côte point culminant du parcours km 42, je me dis que c’est maintenant qu’il faut y aller et prendre du plaisir. Je ne connais pas ma place et ne pense plus au classement. Je reprend pas mal de coureurs dans cette très longue descente qui me plait bien, on se motive mutuellement, même si les visages sont globalement fermés, le stress nerveux étant à son paroxysme dans ces conditions où il faut décrypter les cailloux sous la neige sous peine de voir sa SaintéLyon écourtée prématurément.
Puis le dernier ravito à Chaponost km 64 c’est la première fois que je connais ma place et je suis 11ème ! Incroyable ! Comme quoi il ne faut jamais baisser les bras. Le 10ème n’est pas loin devant moi, je fais l’effort pour le reprendre, on discute un peu, puis je reprend mon rythme, l’écart se creuse un peu.
Là je ne sais plus trop quoi faire, gérer pour garder cette belle 10ème place ou lâcher les chevaux pour tenter d’avoir mieux. Ne connaissant pas les écarts avec les coureurs me précédant, ayant peur de faire une belle hypo et de perdre ce top 10 inespéré je décide de gérer sur cette fin de course.
Je profite des derniers km ainsi que des encouragements des spectateurs et autres coureurs. La traversée des ponts au-dessus du Rhone est assez grandiose. L’arrivée est un soulagement en même temps qu’un bonheur brut, celui qui te fait passer par toutes les émotions.
Mon principal regret c’est finalement de ne pas avoir pu partager ce plaisir à l’arrivée n’ayant pas d’assistance cette fois-ci (vues les conditions météo cela aurait été aussi difficile pour eux).
Un grand bravo à tous les participants car franchement il faut en avoir du courage quel que le niveau pour se lancer dans un truc pareil.
Merci à mes proches pour leurs soutiens et encouragements à distance.
Merci à Bruz Athlétisme et Sobhi Sport La Courrouze qui m’accompagnent depuis maintenant 10 ans.
RDV en 2022 avec je l’espère un ou deux beaux ultra trails bien préparés au programme 🙂
Avec #sobhisportlacourrouze #bruzathletisme


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